On Paris?

15 septembre 2008

les derniers rayons de soleil

Re-situons le contexte: il y a quelques jours, une amie me demande de la rejoindre aux tuileries "Euh...Je traverse le louvre?". Une voix ahurie sors du combiné: "Hein? Mais t'es jamais allé aux tuileries?" Ben non... C'est donc une erreur réparée. Verdict: l'hiver c'est bien. Eh oui il y a à Paris de sparcs pour l'hiver et d'autres pour l'été. Les larges allées en gravillons et les pelouses restreintes sont agréables sous une belle lumière froide. On déambule en racontant les derniers potins mais il fait trop froid pour aller se geler les fesses sur l'herbe. En revanche Le parc andré citroën (15ème arr) est parfait pour les beaux jours. De grandes pelouses immenses, des fontaines pour se baigner avec 20 000 gosses qui se marrent, mais aussi des capoëristes (on dit come ça) pour le spectacle. Ca c'est pour la grande pelouse. Sur les cotés, des rabres et des murets isolent pleins de petits espaces plus calmes où des dizaines de parigots peaufinent leur bronzage (non vous ne révez pas, des canons sont en maillots de bains, comme les vieux). Bon j'ai aussi assité à une partie de jambes en l'air d'exibitionsistes mais c'est la seule mésaventure. Bonne bronzette!

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27 août 2008

le retour

Hehe les amis je suis de retour! Résumé des épisodes précédents: Alors que notre héroïne était en vacances depuis bien longtemps, la voilà repartie pour de nouvelles aventures. Après s'être doré la pilule sous le soleil méditerranéen, non sans oublier de vêtir parfois, mais parfois si quand il pleut chez les rosbeef, elle est donc à Paris.  Bon bref la morale de l'été, Camille la donne beaucoup  mieux que moi : http://www.deezer.com/track/2561

    C'est donc avec plaisir que je retrouve mes petites habitudes. Et sur mon petit vélo, le choc: Le bon marché se la joue "bonne franquette". En résumé des tables volontairement miteuses, des caisses en bois en guise de caches-pot, des fruits et légumes dans les caisses avec des petites ardoises. Sur la vitrine des autocollant de marques de la grande distribution (mir machine entre autres). Le résultat est plutôt pas mal mais tout de même surprenant venant d'un magasin réputé pour être le plus cher de Paris. Bref si tu veut payer ton mr Freeze 5€ tu sais où aller. Enfin je suis mauvaise langue. Je critique mais je l'aime bien ce magasin. D'abord il est superbe architecturalement, et il a gardé ses traits d'origine. Comme une dame élégante qui s'adapte à la mode sans oublier son style. Au fil des ans les vêtements changent, le corps aussi, les rides apparaissent. Mais elle est toujours aussi belle et les jeunes la regardent avec admiration.
    En arrivant par duroc, levez la tête et regardez le grand mur blanc un peu jauni. Il a gardé une inscription que j'adore "Le bon marché, le magasin de la famille". Cela doit dater du début du XXème siècle, lorsque le magasin a été ouvert, et je trouve ça génial de l'avoir laissé. Une deuxième chose que j'aime au bon marché: le dernier étage. C'est la mercerie. Jamais je n'ai vu autant de choix et contrairement au reste, ce n'est pas encore trop cher. Amateurs de tricot le choix de laines est impressionnant. La moquette au sol donne une ambiance feutrée, et la présentation dans des étagères en bois est impeccable. C'est tout de même une autre classe que les usines galeries Lafayette (sauf le Lafayette VO, la caserne d'Ali baba du bd Haussmann). Il ne vous restera ensuite qu'a vous perdre dans St Germain des Prés et ses petites rues étroites où on tient à peine à deux sur un trottoir. Une seule consigne: fuyez le café de flore, stéréotype sans intérêt, et offrez-vous une "rétrochoco" dans une boulangerie top rue jacob (entre la rue des saints-pères et la rue Bonaparte).

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23 juillet 2008

    Alors que le beau temps et les températures correctes sont de retour, le moment est venu de vous parler un peu de l'est de Paris. J'y ai habité il y a fort longtemps et depuis ça a bien changé. Début des années 90, il pleut de la coke et l'héroïne coule à flot dans les seringues.  Certains gardent leurs bonnes habitudes de trifouillis -les-oyes et élèvent des poulets rue Myrrha (d'accord d'accord j'exagère un peu). Comme m'a dit hier un type de la sécu étudiante "c'est bamako là-bas". Mais tout cela a bien changé. Si les bobos arrivent par wagons entiers à Belleville, l'est de Paris reste populaire. Et le mélange n'est pas désagréable. Pour moi l'est de Paris c'est "le choc des cultures". Pour le vivre, rien de tel que de démarrer au Sacré-Coeur, au sommet de la butte Montmartre. Une fois la super vue et ses centaines de touristes admirés, faites le tour par la gauche et descendez la rue du Chevalier de la Barre. J'aime bien cette rue pour sa forme en serpentin qui descend jusqu'à Barbès. Et là, sans transition, je suis la seule blanche dans la rue. Les coiffeurs affros et les magasins d'alimentation exotique pleuvent.  L'ambiance  survoltée et la fourmillière succèdent aux petites rues calmes et presques vides de la Butte. Profitez-en pour faire vos courses à des prix défiant toute concurrence et acheter des waxs (tissus africains imprimés). Puis dirigez-vous vers la gare de l'est, en passant par la goutte d'or. En passant au dessus des voies, on aperçoit encore quelques habitations insalubres, le quartier ayant été largement  nettoyé (on diras ce qu'on veut, moi je dis merci Bertrand). Prenez la rue Louis Blanc et passez de l'Afrique au Pakistan. L'ambiance est déjà un peu plus calme, mais  elle reste animée. En fait le but ultime c'est la Mouzaïa. Un quartier de petites rues  piétonnes  bordées de petites  maisons à la petite cour pleine de fleurs, tout près des buttes Chaumont.  Mais pour cela il vous faudra encore traverser Belleville et cotoyer les juifs orthodoxes. A Paris, le métro est très performant, mais rien de tel que le moyen de transport de mère nature: les pieds. Pour les plus téméraires, à 9h du matin un maître chinois donne un cours de Qi Gong près du café Weber. Je n'y suis jamais allé, j'ai vu ça dans ma nouvelle bible "Paris 0€" (aux éditions paradis). En gros tout ce qu'on peut faire de gratuit à Paris. Une fois votre "petite" promenade terminée, prenez le métro et reposez vos petites jambes en observant les autres voyageurs, car Paris n'est plus rien sans ses parisiens. Vous verrez on n'est pas si râleur que ça.

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20 juillet 2008

Le coté obscur du seizième

    Chers lecteurs fictifs, je vous fait part aujourd'hui d'un coté méconnu mais néanmoins réel du seizième arrondissement. Si ce soir nous garderons une certaine legerté, je ne veux pas que ayez une vision idyllique de Paris. Pour avoir longtemps habité cet arrondissement, et y être encore inscrite sur les listes électorales, je connais bien ses vertus. C'est propre, calme, et agréable pour les familles grâce aux grands appartements et aux squares.
    Mais il n'est point de vertus sans vices et ils sont nombreux. Malgré mon aversion pour les classements et les cases, je me risquerai à établir deux catégories au sein de la population du seizième. Nous pourrions appeler la première "les vieille France". Si nous voulions caricaturer, nous pourrions dire que de génération en génération ils s'appellent tous Charles-Henri ou Marie-Emmanuelle de Montmorency et qu'ils pratiquent encore le mariage consanguin. Mais nous sommes plus subtils que cela. Aussi évoquerons nous seulement les serres-tête vichy de Madame, les vacances dans la maison familiale en Bretagne, les rallyes qui permettent de s'assurer des bonnes relations des enfants. Car si ce but n'est plus avoué, les enfants doivent faire un beau mariage, avec quelqu'un "du même monde". Bien évidemment l'éducation doit être stricte. On choisit l'enseignement privé pour des "valeurs", l'autorité, la rigueur. Un enfant doit obéir, et si on le frappe "c'est pour son bien". Je n'essaierai pas de savoir si cela est bien ou mal, je me limiterais à dire que je n'adhère pas.
    Nous pourrions appeler la deuxième catégorie de population les "successfull" (oh yeah!). Il n'ont pas forcément une belle origine sociale, mais ont particulièrement bien réussi professionnellement. Souvent dans la finance, mais pas uniquement. Naturellement ils n'y sont pas arrivé en claquant des doigts. Il ont beaucoup travaillé, mais ont aussi beaucoup rempli et utilisé leur carnet d'adresse avec un beau sourire crispé. Les requins, ce sont eux. Mais requin et vie de famille sont difficilement compatibles. Alors les enfants, ça passe après. On les voit peu et après tout qu'importe, ils sont grands. Le week-end on file à la campagne en les laissant à Paris.  Et à l'âge où les hormones se réveillent, quand on a beaucoup d'argent et envie d'expériences dépaysantes, on fume toutes sortes de choses et on boit beaucoup. Parce-que les parents sont négligents, qu'au lycée rien ne va plus, que la vie est dure même quand on se soule au champagne, on s'oublie dans des soirées "sexe, drogues et putes". Dans les appartements de 200m² libres le week-end, on est tranquilles. Face à cela les parents sont désarçonnés et ferment les yeux. Quand les profs appellent ils sont injoignables, et de toute façon Tartenpion n'a pas pu arriver défoncé en cours (Je vous passerai une anecdote hautement drôle à ce propos). Encore une fois nous ne nous bornerons pas à la caricature de "petit(e) drogué(e) flemmard(e)", et préciserons que ces adolescents peuvent être d'excellents élèves, cultivés de surcroît. 
    J'oubliais, mais il faut planter le décor. J'évoquerai donc ici la rue Dangeau. Pour résumer c'est la rue idéale pour se faire violer, égorger, torturer (je vous laisse choisir).Elle fait 1,5m de large au plus, n'est pas éclairée et dans le seizième après 21h30 les rues sont désertes. Pas la peine de hurler Mme Dupont (90 ans) est sourde et les autres habitants n'y prêterons pas attention. Bref c'est le seizième dans toute sa glauquitude. Chaque fois que je passe devant j'ai froid dans le dos. Mais pour découvrir Paris je ne vous donnerai qu'un seul conseil: sortez des sentiers battus et risquez-vous dans les ruelles sombres.
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Allez avant de nous quitter deux petites anecdotes. Dans le seizième il n'y pas de liste d'extrème gauche,mais il y en a trois d'extrème droite. Que propose de FN? Des caméras de surveillance pour lutter contre l'insécurité. Laissez-moi rire.
    La deuxième nous ramène quelques années en arrière. J'étais en classe de 3ème. L'après-midi débutais par la physique. Un camarade que nous appellerons X avait quelque peu fumé au déjeuner. Le cours  portait sur l'électricité. Très calme, X  explique au prof qu'il met ses doigts dans les prises et que "ça le chatouille". Hilarité collective, prof compris.
Et la réponse à la devinette d'avant hier: Bistrot vient du russe bistro qui veut dire vite. Lors de l'occupation de Paris par les russes, c'est ainsi qu'ils suggéraient au garçon d'accélérer.

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18 juillet 2008

Bistrot!

Cher amis inconnus, je sais que l'attente a été longue ("oui enfin ça c'est si t'as des lecteurs...hum"). Cependant elle prend fin ici.  En effet ce soir j'ai essayé une nouvelle distraction. Fort simple me direz-vous, mais fort jouissive. Je passais en effet devant un café très bien situé. Par ailleurs j'avais un livre à terminer dans mon sac à main. L'idée me vint alors de m'installer à une table de la véranda pour me plonger dans mon livre. Vous vous demandez certainement pourquoi je vous raconte des choses aussi banales. Et bien tout simplement parce-que pour moi le bistrot est une institution de la vie parisienne. Avec son serveur (beau garçon de préférence) au plateau rond bien chargé et parfois au tablier, ses habitués qui discutent avec le patron au bar, sa terrasse où les lunettes de soleil sont de rigueur, et évidemment ses clients que j'adore observer. Mais ce soir point d'observations intempestives. La véranda me permet une vue imprenable sur le carrefour de Javel, son mouvement perpétuel et régulier, sa station de RER art déco. Mais ma position (stratégique vous en conviendrez) me permet également de constater que je suis la seule femme de la salle. Une fois faite cette remarque, je jouis d'une tranquillité relative. Relative mais  suffisante pour profiter de ma lecture en levant régulièrement le nez pour observer mon environnement, avalant une gorgée de café. Environ une heure plus tard, je déposais quelque pièces sur la table et quittais l'établissement.

Ne nous quittons pas sans une petite devinette: d'où vient l'appellation "bistrot" pour désigner les cafés parisiens? Réponse demain!

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06 juillet 2008

le RHPS

Ce soir, après un essai infructueux il y a quelques mois, j'ai réussi à accéder au RHPS! Mais qu'est-ce donc que le RHPS? Eh bien ce n'est autre que le Rocky Horror Picture Show. A savoir un navet qui joué en live devient super drôle. Le principe est simple: Tout ce qui se passe à l'écran se passe dans la salle. Chaque comédien a un rôle et le public participe, donc la qualité dépend aussi du public. Si vous êtes d'une motivation à toute épreuve, je vous conseille le 1er rang, vous serez rapidement sur scène avec les comédiens. Si vous êtes moins téméraires, le milieu de la salle sera plus de votre goût. Quelque soit votre situation, munissez-vous d'un sac de riz et de bouteilles d'eau. Non je ne vous dirai pas pourquoi, je vous laisse la surprise...(hohoho). Comme d'habitude le petit lien nocturne http://www.sweet-transvestites.com/ . Je précise que le Rocky c'est tous les vendredi et samedi soir au studio galande 42 rue galande 75005 Paris à 22h10. Attention réservez avant par téléphone ou sur place dès 21h.


Petit internaute rarissime la semaine prochaine je ne suis pas là (mais non ne pleure pas tu salis mon chemisier). De deux choses l'une. Soit j'ai internet làs-bas et tout vas bien dans le meilleur des mondes, soit je n'ai pas internet et tu te languira jusqu'à dimanche. Je te souhaite néanmoins une bonne nuit!

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05 juillet 2008

Jeunes talents

Ce soir place aux jeunes. J'étais en effet au festival "jeunes talents". Et je crois qu'il est venu mes amis de souligner que oui Paris est une capitale du luxe, mais non il n'y a pas que des choses hors de prix à Paris. Grâce notamment à des associations comme "jeunes talents". Cette association permet à de jeunes musiciens souvent titulaires de 1ers prix de se produire devant un public. Evidemment les prix sont très raisonnables (entre 25€ et 5€ avec des réductions pour gamins, vioques et moultes personnes). Les concerts ont lieu à l'hôtel de Soubise, plus connu sous le nom des archives nationales. Et devinez-quoi, il se situe.....(roulements de tambour)...rue des archives! Bon d'accord on rentre par la rue Rambuteau mais ça ne compte pas. Le bâtiment est magnifique (la plus vaste demeure non royale de Paris) et rien que pour lui ça vaut la visite. Ce soir c'était un quatuor à cordes avec au programme A. Borodine (loupé grâce à ma super ponctualité), Chostakovitch et enfin Tchaikovsky. Petite préférence pour Chostakovitch mais tout était très bien. Bref sortie chaudement recommandée. Le festival dure jusque fin juillet et il y a aussi des concerts pendant l'année. Je vous parlerai peut-être un jour d'animato, une autre association pour les djeun's qui jouent du piano. En attendant, le petit lien pour le petit festival http://www.jeunes-talents.org/Festival%20juillet%202008.asp 
bonne nuit les petits!

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04 juillet 2008

Eye jack!

Ce soir un court message pour féliciter Eye Jack, un groupe de soul ou funk (je ne sais pas très bien à vrai dire) qui ont donné un excellent concert. Rue du faubourg du temple, fort sympathique avec ses "salades tomates oignons?", ses terrasses de café et ses salles de concert (pour les amateurs de "reuk" il y a le gibus et chaque année le concours Emergenza). Ce soir c'était l'Etage. Salle plutôt jolie même si le service laissait à désirer (obligation de consommer alors qu'on a payé l'entrée au concert, serveur pressé d'encaisser et serveuse qui se la joue je suis drôle alors que pas du tout). Bref on est pas venu pour la salle et le groupe était génial (ah oui j'oubliai, le cocktail était trop alcoolisé). D'abord une première partie très agréable pour démarrer doucement. La chanteuse avait une voix sublime, ses chansons étaient très jolies, un peu planantes. Honte à moi je ne me souviens plus de son nom. Puis viens Eye Jack. Ils annoncent que c'est le dernier concert de la saison, qu'ils enregistrent un album en septembre, et qu'il y aura tout plein d'invités ce soir. Le chanteur a ensuite fait preuve d'un bon coffre, avec une capacité impressionnante à aller aussi bien très aigu que très grave. Solo de guitare de fou par Cyril. Quelques compos à eux, mais aussi de bons standard qui groovent bien (summertime, fever, hit the road jack...). Mes petits chouchous de la soirée Jim (en concert dimanche à l'étage), et une chanteuse qui je crois s'appelait shai lin (?) à la voix frissonnante. Pour terminer une version inoubliable de Freed from desire de Gala super cool et groovy. Le genre dont le chanteur annonce qu'on connaît sûrement. Puis ça commence et là vous vous dîtes (mais qu'est-ce que c'est???) et puis viens le refrain et la révélation. Résultat comme d'habitude avec les petites salles, ambiance bon enfant chante-avec-nous-mon-ami et groupie avec une nana que tu connais pas.
Pour terminer l'adresse: L'Etage, 77 rue du faubourg du temple 75010 Paris (métro République ou Goncourt). Et un petit lien aussi http://www.mymajorcompany.com/eyejack

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02 juillet 2008

Lutèce plein les narines

    Peut-être à cause de la chaleur, mais j'avais le nez bombardé aujourd'hui. Je crois que ça a commencé rue de Rivoli. Insupportable. D'abord des odeurs de plastique en passant devant chez Courrir, puis un homme qui avait trop bu. La ligne 1 dont l'odeur est parfaitement indéfinissable, mais pas désagréable. Certainement due à ses rails atypiques. Cette ligne me donne l'impression de flotter, avec en plus ses wagons qui communiquent, permettant de voir l'ensemble du train. Et puis je me souviens d'une multitude d'autres odeurs. Le boulevard Barbès avec sa marée humaine et le mélange olfactif qui s'en dégage, à l'image du quartier. Les grilles de métro du 16ème et du 8ème, quartiers aseptisés en dehors du courant d'air qui se dégage parfois des trottoirs. Etonnamment d'ailleurs je ne sens plus cette odeur une fois sous terre. Les vendeurs de sandwich rue de l'ancienne comédie et rue de seine. Les pots d'échappement toute petite sur le périphérique, dans la voiture de mes parents. Dans les tunnels surtout. A oui aussi; une odeur disparue aujourd'hui, celle des troquets. Mélange de cigarette, de café et de je ne sais quoi d'autre, mais somme toute assez répugnante.  Parce-qu'à Paris chaque quartier à son odeur. Qu'elle soit délicieuse ou insupportable, elle est indissociable de sa résidence.

En bonus un bon plan par cette chaleur: les embarcadères des péniches sur la Seine vers 21h la lumière est plus douce on se sent isolés au ras de l'eau. Il va sans dire que je parle des embarcadères dont la péniche est partie, et qu'il n'est pas question de monter sur les péniches. A Javel la vue sur l'est de paris est sublime.

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30 juin 2008

bonne surprise

    Je commence par ma bonne surprise d'hier. Vous découvrirez vite que je déteste profondément les halles. C'est moche, souterrain, traversé par une autoroute (la rue de Rivoli) et rien qui soit réellement unique ou d'ambiance particulière.

    Mais dans ma sublime bonté, j'ai accepté d'accompagner une amie à son boulot rue de Montorgueil. Nous sortons du métro et après que j'ai par inadvertance mis ma main dans la figure d'un type, je suis agréablement surprise. Nous achetons une glace et apercevons un danseur de claquettes place St Eustache. Et là, ma délicieuse petite glace à la main, une superbe perspective s'offre à moi. L'église St Eustache au premier plan à droite, la rue coquillière qui se projette devant moi avec au fond un immeuble en arc de cercle qui sors au dessus des arbres. A gauche, l'allée André Breton sous ses arcades. Pour bande son d'éternel standard du jazz et pour ajouter un peu de mouvement ce danseur de claquette qui rayonne et soulève son chapeau pour saluer les passants. Seule ombre au tableau, un sale clebs qui gueule et son maître qui explique à qui veut l'entendre qu'il va lui casser les dents. A ce titre donc et à défaut d'une photo

je_jette_mon_chien

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